• Filière odontologie
  • 6 ans après le bac

Les études d’odontologie

La filière des chirurgiens-dentistes : six ans d’études pour la grande majorité, un internat sur concours pour qui vise une spécialité. Sur cette page : comment y entrer, avant et après la réforme de 2027, les études année par année, puis le métier raconté en vrai.

Accéder à la filière

Jusqu’à la rentrée 2026 comprise, on entre en 2ᵉ année d’odontologie après l’une des deux voies de la première année : le PASS (parcours d’accès spécifique santé, avec une option dans une autre discipline) ou une LAS (licence d’une autre discipline, avec une option santé). Dans les deux cas, un classement en fin d’année décide de l’admission.

Ce qui change à la rentrée 2027La première année change pour les bacheliers 2027 et après

À la rentrée 2027, le PASS et la LAS disparaissent. Une seule première année, organisée de la même façon dans toutes les universités, ouvre les cinq filières : médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie. Si vous passez le bac en 2027, vous êtes la première promotion concernée.

Cette année se compose de trois blocs :

  • Le bloc santé24 à 30 crédits
    les connaissances scientifiques communes aux cinq filières, sur un programme annoncé comme allégé.
  • Le bloc disciplinaire24 à 30 crédits
    les enseignements d’une autre licence : biologie, droit, sciences humaines, soins infirmiers…
  • Le bloc transversal6 à 12 crédits
    communication, éthique, sciences humaines et sociales.

Pour candidater, il faudra valider le bloc santé et le bloc disciplinaire, avec au moins 10/20 dans chacun. Vous aurez deux occasions : à la fin de la première année, puis à la fin de la deuxième année de licence. Le classement portera sur l’ensemble de votre parcours, pas sur un seul examen : chaque semestre compte. Des oraux pourront s’y ajouter, selon les universités. Le redoublement sera permis une fois.

Sur Parcoursup, vous formulerez un vœu principal pour cette première année, complété d’un sous-vœu qui choisit la discipline du deuxième bloc.

D’autres portes s’élargissent : une passerelle pour les titulaires d’une licence complète, et des passerelles renforcées pour les professionnels paramédicaux qui ont validé trois ans de formation.

Si vous avez commencé un PASS ou une LAS en septembre 2026, une transition vers le nouveau programme est prévue à la rentrée 2027.

Ces principes ont été annoncés par le Gouvernement le 17 avril 2026. Les textes d’application en fixeront le détail, y compris le nom définitif de la licence : le dossier de presse parle d’une « licence orientée santé ». Au Parlement, une proposition de loi adoptée en première lecture par le Sénat le 20 octobre 2025 prévoit elle aussi une voie d’accès unique, au plus tard le 1ᵉʳ septembre 2027 ; elle a été transmise à l’Assemblée nationale.

Toute la réforme expliquée

Les études année par année

Chemin montant de la Terminale au dentiste : P1 (1 an), 2e-3e année (2 ans), 4e-5e année cliniques (2 ans), 6e année (1 an), losange thèse — arc « 6 ans ».
Compte 6 ans après le bac — et 3 à 4 de plus seulement si vous choisissez une spécialité.

6 étapes — 6 ans après le bac

  1. Terminale — Parcoursup. Vous formulez vos vœux vers les études de santé. Un dossier régulier et des spécialités scientifiques sont vos meilleurs alliés — et une bonne habileté manuelle se cultive dès maintenant.

  2. La P1 (voies PASS ou LAS) — 1 an. L'année d'entrée, commune avec les futurs médecins et pharmaciens : un classement décide de votre filière, et les places en odontologie sont parmi les plus disputées. Ce n'est pas réservé aux génies : ceux qui décrochent leur place sont très souvent ceux qui arrivent avec une vraie méthode de travail dès les premières semaines.

    À partir de la rentrée 2027, cette année devient la première année de la licence orientée santé : voir « Ce qui change à la rentrée 2027 » plus haut.

  3. 2ᵉ et 3ᵉ années — 2 ans. Le premier cycle (conclu par le diplôme DFGSO) : sciences du vivant, anatomie de la sphère oro-faciale (dents, gencives, mâchoires, langue) — et déjà des travaux pratiques de dextérité sur dents artificielles, la marque de fabrique de ces études.

  4. 4ᵉ et 5ᵉ années — 2 ans. Le grand saut : vous soignez de vrais patients à l'hôpital, sous supervision, dès la 4ᵉ année. Deux années cliniques intenses, conclues par le CSCT (le certificat qui valide votre aptitude à exercer).

    Le deuxième cycle se conclut aussi par le DFASO (diplôme de formation approfondie en sciences odontologiques, de niveau master).

  5. 6ᵉ année — 1 an, et vous voilà Docteur. Le cycle court, choisi par la grande majorité : un stage actif en cabinet de ville pour apprendre le métier en conditions réelles, la thèse d'exercice — et le diplôme d'État de Docteur en chirurgie dentaire. Vous pouvez exercer partout en France.

    Ce cycle court est suivi par plus de 9 étudiants sur 10.

  6. L'internat — facultatif, 3 à 4 ans. Uniquement si vous visez une spécialité : orthodontie (3 ans), médecine bucco-dentaire (3 ans) ou chirurgie orale (4 ans). Un concours national — 140 postes offerts pour l'année 2026-2027 — et un salaire d'interne pendant tout ce temps.

    L’internat est accessible sur concours, après la 5ᵉ année. La chirurgie orale est un internat partagé avec les futurs médecins.

À suivre : une « licence orientée santé » unique a été annoncée le 17 avril 2026 pour remplacer le PASS et la LAS, visée pour la rentrée 2027 — le calendrier peut encore bouger, et le PASS et la LAS restent intégralement en place pour la rentrée 2026. Côté dentaire, une réflexion est aussi engagée sur l'évolution du 3ᵉ cycle (généraliser l'internat ou créer de nouvelles spécialités — il n'en existe que 3 en France, contre une dizaine au Canada). Quel que soit son nom, la première année restera classante — et la méthode de travail restera le nerf de la guerre.

Le diplôme

Le diplôme d’État de docteur en chirurgie dentaire, après la thèse d’exercice.

La durée

6 ans après le bac par le cycle court. L’internat, sur concours, dure 3 ou 4 ans après la 5ᵉ année, selon la spécialité.

Les métiers auxquels elle mène

La filière odontologie mène au métier de chirurgien-dentiste : une journée type, les façons d’exercer et la rémunération expliquée.

Chirurgien-dentiste

Chirurgien-dentiste : le métier en vrai

Le seul « chirurgien » accessible en 6 ans après le bac — et 8 dentistes sur 10 exercent en libéral, le plus souvent en cabinet de groupe.

Des gestes au dixième de millimètre, des patients de 3 à 103 ans — et près de deux tiers des dentistes ne travaillent jamais le samedi.

Un chirurgien-dentiste stylisé au centre, relié à six pastilles rondes : cabinet, centre de santé, hôpital, orthodontie, enfants, recherche.
Un seul diplôme, des dizaines de façons de soigner les sourires.

Repérer un cancer de la bouche avant qu'il ne se voie, faire disparaître une rage de dents, redonner un sourire, poser un implant au dixième de millimètre : le chirurgien-dentiste est le chirurgien du quotidien — l'un des rares soignants à réaliser des actes chirurgicaux presque chaque jour, dès la sortie d'études. Son territoire, c'est la sphère oro-faciale (les dents, mais aussi les gencives, les mâchoires et la langue) : un concentré de précision manuelle, de science et de relation humaine, avec une dimension esthétique qui change la vie des patients. Et c'est un métier qui se vit surtout en cabinet, près de chez vous : 8 praticiens sur 10 exercent en libéral. Sur cette fiche, on vous montre le quotidien, l'argent — sans tabou — et le chemin, pour que vous puissiez vous projeter les yeux ouverts.

Votre journée si vous devenez chirurgien-dentiste

Une journée type

  1. 8h15 — Ouverture. Vous arrivez avant le premier patient : avec votre assistante dentaire, vous préparez la salle de soins, sortez les instruments (stérilisés la veille) et passez en revue l'agenda du jour. Le fauteuil est prêt.

  2. 8h30 — Soins du matin. Un détartrage, deux caries à soigner, un contrôle. À chaque fois le même défi : des gestes au dixième de millimètre, dans une bouche, sur un patient éveillé qu'il faut mettre en confiance.

  3. 11h — L'urgence du jour. Une rage de dents (une pulpite : le nerf de la dent qui s'enflamme) glissée entre deux rendez-vous. Vous soulagez d'abord la douleur — c'est souvent le moment où le patient vous remercie avec le plus d'émotion.

  4. 13h — Pause… et prothésiste. Vous déjeunez, puis vous appelez le prothésiste dentaire (l'artisan qui fabrique couronnes et appareils) pour valider une teinte de céramique, et vous préparez deux devis.

  5. 14h30 — La partie « chirurgien ». Pose d'une couronne, extraction d'une dent de sagesse ou implant planifié sur une imagerie en trois dimensions : l'après-midi, place aux actes techniques longs.

  6. 17h — Le petit patient. Un enfant qui a peur. Votre arme secrète : la pédagogie — tout expliquer, tout montrer, dédramatiser. S'il repart en souriant, il n'aura plus jamais peur du dentiste.

  7. 18h30 — Chef d'entreprise. Dernier patient parti : stérilisation, dossiers, commandes de matériel, comptabilité. En libéral, vous dirigez une petite entreprise — c'est la face cachée du métier.

Frise fine du matin au soir : sept moments de la journée d'un dentiste au cabinet, du soleil levant au croissant de lune, avec leurs horaires.
De 8h15 à 18h30 : le fauteuil n'est que la partie visible.

Où vous pouvez exercer

Trois façons de vivre le même métier

  1. Libéral — votre propre patron. C'est la voie de ≈ 8 dentistes sur 10 : cabinet individuel ou de groupe, votre patientèle, votre équipe, vos horaires. En face, vous gérez une vraie petite entreprise (assistante dentaire, matériel, comptabilité). Vous fixez vos journées, vos jours de consultation et votre rythme — certains bouclent leur semaine en 4 jours, d'autres en 6, et près de deux tiers des dentistes ne travaillent jamais le samedi (enquête URPS Nouvelle-Aquitaine, 2023).

  2. Salarié — centre de santé, zéro gestion. Dans les centres de santé dentaires (mutualistes, associatifs ou municipaux) : un salaire — souvent indexé sur votre activité —, des congés payés et 35 à 39 h par semaine, sans aucun souci de gestion. En échange : moins de liberté sur les horaires, le rythme et le choix du matériel.

  3. Hôpital et université — les cas complexes. Une minorité choisie : soigner les patients que le cabinet ne peut pas prendre (handicap, maladies lourdes, chirurgie), enseigner aux étudiants, faire de la recherche. Temps plein = 10 demi-journées par semaine, plafonné à 48 h par la loi (DREES, données 2022).

Combien vous gagnez — et comment

Les circuits de l'argent

  1. En libéral : payé à l'acte — et deux familles de tarifs. C'est LE mécanisme à comprendre. Les soins conservateurs sont à tarifs fixés par l'Assurance Maladie, au centime près (consultation 23 €, détartrage 28,92 €, soin d'une carie de 26,97 € (une face) à 60,95 € (trois faces ou plus), dévitalisation d'une molaire 104 €). Les prothèses, implants et l'orthodontie, eux, sont à honoraires libres sur devis (couronne ≈ 350 à 800 €, implant ≈ 1 800 à 2 500 €) : c'est là que se fait le chiffre. Mais honoraires ≠ revenu : 50 à 60 % partent en charges. Au bout : ≈ 10 200 € net par mois en moyenne avant impôt (CARCDSF 2023), selon le rythme que vous vous fixez.

  2. En salarié : un salaire — sans grille unique. En centre de santé, la paie est le plus souvent indexée sur l'activité (le taux se négocie de gré à gré) : ≈ 4 500 à 5 500 € brut par mois — soit ≈ 3 300 € net — en début de carrière, pour 35 à 39 h. À l'hôpital public, vous êtes payé sur la grille nationale des praticiens hospitaliers : de ≈ 3 900 € à ≈ 7 900 € net selon l'ancienneté — la grille exacte est dans le livret ci-dessous.

  3. Et pendant les études ? Dès la 4ᵉ année, vous soignez de vrais patients à l'hôpital et vous touchez une rémunération d'étudiant hospitalier — modeste : ≈ 273 € brut par mois en 4ᵉ année, ≈ 410 € en 6ᵉ. Et si vous choisissez l'internat (facultatif !), vous devenez salarié de l'hôpital : ≈ 1 600 € net par mois en 1ʳᵉ année, gardes en plus. Le détail année par année est dans le livret ci-dessous.

L'argent pendant les études : la vérité année par année

En odontologie (le nom universitaire des études dentaires), pas de salaire avant la 4ᵉ année — mais à partir de là, chaque année à l'hôpital est un peu payée, et l'internat, si vous le choisissez, est un vrai salaire :

AnnéeCe que vous touchezEn face
P1 → 3ᵉ année0 €études classiques, pas encore de statut hospitalier
4ᵉ année (DFASO1)273,14 € brut / mois (3 277,64 €/an)premiers vrais patients à l'hôpital, sous supervision — mi-temps clinique
5ᵉ année (DFASO2)336,17 € brut / mois (4 034,02 €/an)clinique intense + stage d'initiation à la vie professionnelle
6ᵉ année (cycle court)409,70 € brut / mois (4 916,46 €/an)stage actif en cabinet de ville + thèse d'exercice
Internat 1ʳᵉ-2ᵉ année (facultatif)≈ 1 600 – 1 750 € net / moissalarié de l'hôpital : base ≈ 1 300 € net + indemnité de sujétion ; gardes en plus
Internat 3ᵉ-4ᵉ année≈ 1 850 – 2 100 € net / moisla base grimpe à ≈ 28 400 € brut par an — semaines denses (48 h maximum légal), gardes en plus

Rémunérations des étudiants hospitaliers en odontologie : arrêté du 29 juin 2023, montants en vigueur depuis le 1ᵉʳ juillet 2023. Les internes en odontologie sont payés sur la même grille que les internes en médecine (base 1ʳᵉ année : 19 406,35 € brut par an, arrêté du 8 juillet 2022 — montants toujours en vigueur en 2026) ; une garde de nuit en semaine ajoute 234,80 € brut, soit ≈ 190 € net, depuis la revalorisation pérennisée au 1ᵉʳ janvier 2024.
Le temps en face : en 4ᵉ-5ᵉ année, la clinique occupe environ la moitié de la semaine en plus des cours — ce sont les deux années réputées les plus intenses du cursus.

La grille du dentiste hospitalier — les 13 échelons

En centre de santé, il n'existe pas de grille nationale : la paie se négocie de gré à gré (≈ 4 500 à 5 500 € brut, soit ≈ 3 300 € net, en début de carrière pour 35-39 h). À l'hôpital public, en revanche, le praticien hospitalier est payé sur la même grille nationale que les médecins :

ÉchelonDuréeBrut annuel≈ net / mois
Échelon 12 ans55 607,79 €≈ 3 900 €
Échelon 22 ans58 082,41 €≈ 4 050 €
Échelon 32 ans62 148,07 €≈ 4 350 €
Échelon 42 ans66 567,09 €≈ 4 650 €
Échelon 52 ans68 688,21 €≈ 4 800 €
Échelon 62 ans71 162,83 €≈ 5 000 €
Échelon 72 ans76 465,74 €≈ 5 350 €
Échelon 82 ans79 647,54 €≈ 5 600 €
Échelon 94 ans90 549,14 €≈ 6 350 €
Échelon 104 ans94 557,64 €≈ 6 600 €
Échelon 114 ans99 810,26 €≈ 7 000 €
Échelon 124 ans105 062,89 €≈ 7 350 €
Échelon 13dernier112 416,56 €≈ 7 900 €

Grille nationale des émoluments des praticiens hospitaliers en vigueur depuis le 1ᵉʳ juillet 2023, inchangée à ce jour (sources SNPHARE et MACSF, vérifiée 2026) ; net mensuel estimé avant impôt. Il faut ≈ 32 ans pour atteindre le 13ᵉ échelon ; gardes et astreintes s'ajoutent. Repère DREES (données 2022) : le salaire net moyen des personnels médicaux hospitaliers — médecins et dentistes confondus, hors internes — ressort à ≈ 6 082 € par mois. Salaires en centre de santé : sources spécialisées 2025-2026 (28-32 % du chiffre d'affaires généré).
Le temps en face : temps plein hospitalier = 10 demi-journées par semaine, plafonné à 48 h par la loi.

Le libéral n'a pas de grille : la simulation

Hypothèses affichées : 4 jours au fauteuil par semaine (le rythme le plus courant — le reste part en gestion), 45 semaines travaillées par an (congés non payés en libéral), et 57 % de charges — la fourchette réelle va de 50 à 60 % (assistante dentaire, prothésiste, fauteuil, radiologie, loyer, cotisations).

Rythme (sur 4 j / semaine)Honoraires / mois≈ net avant impôt
Jeune installé — ≈ 1 000 € d'actes / jour≈ 15 000 €≈ 6 450 €
Cabinet installé — ≈ 1 300 € / jour≈ 19 500 €≈ 8 400 € (proche de la médiane réelle)
Grosse activité — ≈ 1 800 € / jour≈ 27 000 €≈ 11 600 €

Une journée à ≈ 1 300 € d'honoraires, c'est par exemple une quinzaine de patients mêlant soins à tarif fixé (23 à 104 € l'acte) et un ou deux actes prothétiques (couronne ≈ 500 €) : ce sont les prothèses et implants qui font le chiffre, pas les soins courants. Réalité mesurée : revenu moyen 122 279 € net par an (≈ 10 200 €/mois) et médiane 97 672 € (≈ 8 100 €/mois) avant impôt — CARCDSF 2023, les données les plus récentes publiées. Chiffre d'affaires moyen d'un cabinet : 250 000 à 300 000 € par an.
À savoir : à la durée passée au fauteuil s'ajoute toujours du temps de gestion — mais en libéral, chacun fixe son propre rythme — enquête régionale URPS/ORS Nouvelle-Aquitaine 2022, publiée en mars 2023.

Deux petites scènes : à gauche le libéral (dentiste, patient sur fauteuil, pièce de 23 €, jeton couronne, barre charges/net) ; à droite le salarié (bâtiment, escalier de grille, pastille pourcentage d'activité).
Payé à l'acte en libéral — tarifs fixés ou devis libres —, salaire ou grille en centre de santé et à l'hôpital.
Une dent souriante stylisée avec un petit miroir de dentiste violet appuyé contre elle.

Fait pour vous si…

Vous aimez créer avec vos mains — dessin, maquettes, musique, couture : la dextérité est le cœur du métier, et elle se travaille. Vous aimez rassurer : beaucoup de patients arrivent avec la peur au ventre, et c'est vous qui la faites tomber. Vous voulez du concret : ici, le résultat se voit dans l'heure — la douleur disparaît, le sourire revient. L'esthétique vous parle autant que la science du vivant, et l'idée de monter votre propre cabinet, de choisir votre équipe et vos horaires, vous motive plus qu'elle ne vous effraie.

Ce qu'on vous dit moins

Le corps encaisse : des heures penché sur le fauteuil, la nuque et le dos mis à l'épreuve, le bruit des instruments toute la journée. Il faut aussi aimer gérer : en libéral, vous êtes chef d'entreprise (personnel, matériel, comptabilité), et la peur du dentiste vous met parfois face à des patients très tendus. Enfin, les places en odontologie sont rares en P1. Mais en face : un métier demandé partout en France, un revenu solide dès 24-25 ans — et un équilibre de vie que peu de soignants connaissent.

Sources

Les informations sur l’accès, les études et les diplômes de cette page viennent de ces sources officielles, consultées le 1ᵉʳ octobre 2026.

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