Accès aux études de santé

Réforme PASS/LAS 2027 : vers une première année unique

À la rentrée 2027, une seule première année d’accès aux études de santé, la même dans toutes les universités, doit remplacer le PASS et la LAS. Où en est la réforme, comment fonctionnera la nouvelle année, comment se fera la sélection, qui est concerné et ce qui fait débat : chaque information porte sa source, officielle ou de presse.

Mis à jour le 1er octobre 2026• 24 sources citées en bas de page

Résumé

Ce qu’il faut retenir

  1. Fin du PASS et de la LAS

    À la rentrée universitaire 2027, une voie unique remplace les deux voies actuelles, avec les mêmes règles dans toutes les universités.⁠[1][2]

  2. Calendrier confirmé

    Le ministre de l’Enseignement supérieur a redit le 23 septembre 2026 que la réforme s’appliquera dès 2027.⁠[12][11]

  3. Un nom prévu

    Les projets de décret et d’arrêté l’appellent « licence portail santé ». Ces textes ne sont pas encore parus au Journal officiel.⁠[17][12]

  4. Trois blocs, 60 crédits

    Santé (24 à 30 crédits), disciplinaire (24 à 30) et transversal (6 à 12), pour 60 crédits ECTS sur l’année.⁠[1][14]

  5. Un vœu Parcoursup

    Un vœu principal pour la nouvelle première année, complété d’un sous-vœu qui choisit la discipline.⁠[1]

  6. Deux blocs à valider

    Pour candidater, il faut au moins 10/20 au bloc santé et 10/20 au bloc disciplinaire ; le classement porte ensuite sur tout le parcours.⁠[1][2]

  7. Deux candidatures

    La première en fin de première année, la seconde en fin de deuxième année de licence.⁠[1][2]

  8. Le redoublement revient

    Il est autorisé une fois, mais on ne candidate pas l’année où l’on redouble.⁠[1][21]

  9. Cinq filières

    Médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie et kinésithérapie, « désormais pleinement intégrée ».⁠[1]

  10. Premiers concernés

    Les élèves de Terminale en 2026-2027 (bac 2027). Ceux entrés en PASS ou en LAS en 2026 suivent une transition annoncée pour la rentrée suivante.⁠[22][2]

Au 1er octobre 2026

Où en est la réforme ?

Annoncée et confirmée · textes pas encore au Journal officiel

  • Annoncée le 17 avril 2026 par les ministres de l’Enseignement supérieur et de la Santé, la réforme doit s’appliquer à la rentrée universitaire 2027.⁠[1]
  • Les projets de décret et d’arrêté, qui la nomment « licence portail santé », ont été adoptés au CNESER le 7 juillet 2026.⁠[17][16]
  • Le 23 septembre 2026, le ministre de l’Enseignement supérieur a confirmé la rentrée 2027 ; les textes étaient alors en cours de validation au Conseil d’État, et attendus « dans les prochaines semaines ».⁠[12][11]
  • Au 1er octobre 2026, nous n’avons trouvé aucun texte publié au Journal officiel : le nombre de places et le détail du classement restent à fixer.⁠[14]

Actualités

Les dernières actualités

Du plus récent au plus ancien. Officiel : texte ou communiqué officiel. Presse : information rapportée par un média, dont nous donnons le lien.

Les actualités de la réforme : date, événement et source
DateÉvénementSource
Le gouvernement confirme la « licence portail santé » pour 2027À sa conférence de presse de rentrée, le ministère de l’Enseignement supérieur réaffirme l’entrée en vigueur de la réforme dès l’an prochain.
« La réforme est prête » : la rentrée 2027 maintenueLe 23 septembre, Philippe Baptiste déclare que « la réforme est prête et sera appliquée dès la rentrée 2027 ». Les textes, en cours de validation au Conseil d’État, sont attendus « dans les prochaines semaines ».
Presse
Moyens : 5 millions d’euros garantis pour 2027Le ministre annonce 5 millions d’euros pour financer la réforme en 2027 et un « effort important » dans le budget 2027. Une quinzaine de nouveaux sites de première année doivent ouvrir à la rentrée 2027.
Les licences « sciences pour la santé » rentrent dans le rangElles deviennent une discipline comme les autres : à partir de la rentrée 2029, les universités ne pourront plus admettre en deuxième année d’études de santé plus de 30 % des étudiants de cette licence. Le ministre décrit une année d’« une quinzaine de disciplines en lien avec la santé ».
Presse
Ce que précisent les projets de textes60 crédits en trois blocs, une candidature après la première année puis, si besoin, après la deuxième, un redoublement réservé à ceux qui ont obtenu au moins 70 % des crédits santé et disciplinaires. Le nombre de places par filière « n’est pas encore arrêté ».
Les UFR de sciences s’inquiètent de leurs capacités d’accueilDoyens des UFR scientifiques, syndicats et associations étudiantes s’interrogent sur les moyens. Le bloc disciplinaire ne pourra s’appuyer que sur 37 mentions de licence.
Le CNESER adopte les textes de la « licence portail santé »Les projets de décret et d’arrêté donnent ce nom à la nouvelle première année. Adoptés « à l’unanimité » des votants, mais la majorité des élus ne s’est pas prononcée.
L’association des étudiants en médecine s’oppose à la réformeL’ANEMF critique le fonctionnement de la « seconde chance », l’absence de cadrage national des oraux et un budget jugé insuffisant.
Presse
Les doyens demandent un report « au-delà de la rentrée 2027 »Ils réclament des moyens pluriannuels, moins d’entrants en première année via Parcoursup et un bloc santé de plus de 30 crédits.
Presse
Service-Public détaille la réformeLa réforme instaurera « une voie unique » d’accès aux études de santé, avec une même première année pour tous, dès la rentrée 2027 ; pour les étudiants entrés en septembre 2026, « une transition sera opérée à la rentrée suivante ».
Premières réactions : la FAGE salue, les doyens nuancentLa FAGE parle d’« une grande avancée », en particulier pour la possibilité de redoubler ; la présidente de la Conférence des doyens de médecine exprime « quelques petites réserves ou questionnements ».
Les ministres annoncent une première année uniqueDossier de presse commun des deux ministères : trois blocs, deux candidatures, un redoublement autorisé une fois, un modèle harmonisé sur tout le territoire, pour la rentrée universitaire 2027.
À l’université Paris Cité, un changement « significatif et transformant »Stéphanie Rist précise qu’il ne s’agit « pas d’une réforme », mais d’un changement « significatif et transformant », et confirme : « c’est bien la rentrée 2027 ».
L’Académie de médecine plaide pour 2028Favorable à une évolution, elle recommande de « différer son application à la rentrée universitaire 2028 ».
Premier appel des doyens à un reportLa présidente de la Conférence des doyens de médecine demande un an de plus.
Les doyens quittent les groupes de travailLa Conférence des doyens de médecine, avec d’autres conférences de santé et des organisations étudiantes, se retire de la concertation, dont elle juge la méthode trop « directive ».
Concertation lancée, proposition de loi adoptée au SénatLes ministères ouvrent la concertation nationale sur la première année ; le même jour, le Sénat adopte en première lecture la proposition de loi relative aux formations en santé.

Statut juridique

La réforme est-elle officielle ?

Oui, elle est annoncée et confirmée par le gouvernement ; non, elle n’a pas encore force de texte publié. Voici les quatre marches, et celle où nous en sommes.

  1. Fait

    Annonce des ministres

    17 avril 2026

    Dossier de presse commun, présenté à l’université Paris Cité.⁠[1][21]

  2. Fait

    Textes adoptés au CNESER

    7 juillet 2026

    Projets de décret et d’arrêté de la « licence portail santé ».⁠[17][16]

  3. En cours

    Conseil d’État

    Septembre 2026

    En cours de validation le 23 septembre ; « c’est fait », selon l’entourage du ministre.⁠[12]

  4. Pas encore

    Journal officiel

    Date non fixée

    Publication attendue « dans les prochaines semaines » ; rien de paru au 1er octobre 2026.⁠[12]

Une annonce des deux ministres, le 17 avril 2026

Philippe Baptiste, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Espace, et Stéphanie Rist, ministre de la Santé, ont présenté la réforme lors d’une conférence de presse à l’université Paris Cité, à l’issue de la concertation nationale ouverte le 20 octobre 2025⁠[1][21][22].

Une proposition de loi au Parlement

En parallèle, la proposition de loi relative aux formations en santé, portée par la sénatrice Corinne Imbert et qui supprime le modèle PASS/LAS, a été adoptée en première lecture au Sénat le 20 octobre 2025, puis transmise à l’Assemblée nationale⁠[3][24]. La nouvelle première année, elle, passe par un décret et un arrêté⁠[17].

« Pas une réforme », mais un changement « significatif et transformant ».

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, 17 avril 2026, selon L’Étudiant et egora⁠[22][21]

Calendrier

Le calendrier complet

De la loi de 2019 aux places réservées en pharmacie, chaque étape avec son état au 1er octobre 2026 et sa source.

Fait c’est acquisÀ venir prévuIncertain date ou issue non confirmée
Le calendrier de la réforme : date, étape, statut et source
DateÉtapeStatutSource
24 juillet 2019La loi crée le PASS et la LASElle supprime la PACES et instaure deux voies d’accès.Fait
Rentrée 2020Premières années de PASS et de LASFait
20 octobre 2025Lancement de la concertation nationaleLes deux ministères ouvrent la discussion sur la première année.Fait
20 octobre 2025Le Sénat adopte une proposition de loi qui supprime le modèle PASS/LASProposition de loi relative aux formations en santé, portée par la sénatrice Corinne Imbert ; transmise à l’Assemblée nationale le lendemain.Fait
25 novembre 2025Les doyens de médecine se retirent des groupes de travailAvec d’autres conférences de santé et des organisations étudiantes, ils jugent la méthode trop « directive ».Fait
25 mars 2026Les doyens de médecine demandent un report à 2028Fait
14 avril 2026L’Académie nationale de médecine recommande la rentrée 2028Fait
17 avril 2026Annonce officielle de la réformeDossier de presse commun des deux ministères, présenté à l’université Paris Cité.Fait
29 avril 2026Service-Public détaille ce qui changeraFait
7 juillet 2026Projets de décret et d’arrêté adoptés au CNESER4 voix pour, 14 abstentions, 44 élus ne se prononcent pas.Fait
Rentrée 2026L’UVSQ n’ouvre plus de PASSL’accès aux filières de santé y passe par des licences « accès santé ».Fait
23 septembre 2026Le ministre confirme la rentrée 2027Fait
Septembre 2026Examen des textes par le Conseil d’ÉtatEn cours le 23 septembre ; « c’est fait », selon l’entourage du ministre.Incertain
Date non fixéePublication du décret et de l’arrêté au Journal officielAttendue « dans les prochaines semaines » le 23 septembre.À venir
Décembre 2026L’offre de formation doit figurer sur ParcoursupÉchéance citée par la présidente de la Conférence des doyens.Incertain
Session Parcoursup 2027Premiers vœux pour la nouvelle première annéeUn vœu principal, avec un sous-vœu disciplinaire.À venir
Rentrée universitaire 2027Entrée en vigueurUne quinzaine de nouveaux sites de première année annoncés ; transition prévue pour ceux entrés en PASS ou en LAS en 2026.À venir
Rentrée 2029Plafond pour les licences « sciences pour la santé »Les universités ne pourront plus admettre en deuxième année plus de 30 % des étudiants de cette licence, comme pour les autres disciplines.À venir
Jusqu’en 2029-2030Places réservées en pharmacie, à titre expérimentalSelon les projets de textes.À venir

Les raisons

Pourquoi le PASS et la LAS sont supprimés

Le ministre de l’Enseignement supérieur résume le problème : une complexité « devenue insupportable pour les étudiants et leurs familles »⁠[1]. En Île-de-France, un bachelier avait « le choix entre plus de 100 formations différentes » pour faire sa première année⁠[12]. Le bilan, tel que le dresse le dossier de presse :

  1. Jusqu’en 2020

    La PACES⁠[1]

    Ses qualités

    • Un concours unique, le même dans toutes les universités
    • Un cadre simple à comprendre pour les lycéens

    Ses limites

    • Une réussite marquée par l’origine sociale
    • Une majorité d’admis redoublants
    • Des échecs sans solution valorisable
    • Des profils très semblables
  2. 2020 à 2027

    Le PASS et la LAS⁠[1][8]

    Ses avancées

    • Moins de redoublements inutiles
    • Des profils plus variés grâce à la LAS
    • La fin du numerus clausus

    Ce qui n’a pas fonctionné

    • Une organisation propre à chaque université
    • Un système difficile à comprendre pour les familles
    • Une pression restée très forte
    • Aucun redoublement en PASS : certains partent étudier à l’étranger
    • Des oraux pour une partie des étudiants seulement, très variables
  3. Rentrée 2027

    La nouvelle première année⁠[1]

    Les objectifs affichés

    • Un modèle « harmonisé, lisible et équitable »
    • Moins de mécanismes « générateurs de stress »
    • Des parcours sécurisés, des profils variés

    Les principes

    • Une seule voie, mêmes règles partout
    • Trois blocs, deux candidatures, un redoublement
    • Les principes de la loi de 2019 conservés

Il ne s’agit pas de renoncer à l’exigence, mais de mieux l’organiser.

Stéphanie Rist, ministre de la Santé, éditorial du dossier de presse⁠[1]

Organisation

Comment fonctionnera la nouvelle première année

1

Une voie unique

La même première année dans toutes les universités, avec des règles harmonisées⁠[1].

1 + 1

Un vœu, un sous-vœu

Sur Parcoursup, un vœu principal pour la nouvelle année et un sous-vœu qui choisit la discipline⁠[1][22].

60

Crédits ECTS

Répartis en trois blocs, selon les projets de textes⁠[14]. Chaque semestre validé vaut 30 crédits⁠[2].

Les trois blocs : crédits et contenu
BlocCrédits ECTSContenu
Bloc santé⁠[1]24 à 30Les connaissances scientifiques fondamentales communes aux cinq filières. Un « programme allégé, recentré sur l’essentiel ».
Bloc disciplinaire⁠[1]24 à 30Les enseignements d’une mention de licence « contributive » : biologie, droit, sciences humaines, soins infirmiers, etc.
Bloc transversal⁠[1]6 à 12Compétences psycho-sociales, communication, éthique, sciences humaines et sociales.

Pour le bloc disciplinaire, les projets de textes retiennent 37 mentions de licence : 20 en sciences et technologies, 11 en droit, économie et gestion, 6 dans d’autres domaines⁠[15]. Le ministre parle d’« une quinzaine de disciplines en lien avec la santé », et résume : « c’est comme si on validait deux licences en parallèle »⁠[12].

Au bout de l’année, cinq filières accessibles :⁠[1]

  • Médecinemédecin
  • Maïeutiquesage-femme
  • Odontologiechirurgien-dentiste
  • Pharmaciepharmacien
  • Kinésithérapiekinésithérapeute

Les maquettes attendues sur Parcoursup

Chaque université doit publier son offre de formation avant l’ouverture des vœux : « il faut que l’offre de formation figure dans Parcoursup au mois de décembre 2026 », rappelait en juin la présidente de la Conférence des doyens⁠[19]. D’ici là, le détail du bloc santé n’est pas publié⁠[1].

Avant / après

PASS, LAS et nouvelle première année

Les trois voies, critère par critère. La dernière colonne décrit le dispositif annoncé pour 2027.

Comparatif PASS, LAS et nouvelle première année
CritèrePASSLASNouvelle première année
Nombre de voies⁠[1]Deux voies au choixUne seule, la même dans toutes les universités
Organisation⁠[5][1]Une majorité d’enseignements en santé, avec une option d’une autre disciplineUne licence (biologie, droit, STAPS…) avec une option « accès santé »Trois blocs : santé, disciplinaire, transversal
Mineure ou blocs⁠[1]Mineure hors santéMineure santéBloc santé 24 à 30 crédits, disciplinaire 24 à 30, transversal 6 à 12
Règles⁠[1]Propres à chaque universitéHarmonisées sur tout le territoire
Redoublement⁠[5][1][21]Impossible si l’année n’est pas validéePossible, mais en licence sans l’accès santéAutorisé une fois, sans candidater cette année-là
Candidatures⁠[5][1]Deux chances sur l’ensemble du parcoursDeux : en fin de première année, puis en fin de deuxième année de licence
Oraux⁠[1]Pour une partie des étudiants, variables d’un site à l’autreEncouragés, selon l’organisation de chaque université
Classement⁠[5][1]Pour une part importante, sur les notes de première annéeSur tout le parcours, après au moins 10/20 aux blocs santé et disciplinaire
Kinésithérapie⁠[6][1]Accessible selon les instituts (PASS, LAS ou certaines licences)« Pleinement intégrée » aux cinq filières
Parcoursup⁠[12][1]Un choix entre plus de 100 formations en Île-de-France, selon le ministreUn vœu principal, avec un sous-vœu disciplinaire

Ce qui ne change pas

  • Parcoursup reste la porte d’entrée

    Après le bac, on candidate toujours sur Parcoursup, avec un vœu principal pour la nouvelle première année.⁠[1][2]

  • Deux chances de candidater

    Le PASS et la LAS en offrent déjà deux ; la nouvelle année en prévoit deux aussi, en fin de première et de deuxième année.⁠[5][1]

  • Les sciences fondamentales au cœur de l’année

    Le bloc santé portera sur les « connaissances scientifiques fondamentales communes aux 5 filières ».⁠[1]

  • Une entrée sur classement

    L’accès aux cinq filières se fait toujours sur classement ; le nombre de places par filière n’est pas encore arrêté.⁠[1][14]

Sélection

Comment se fera la sélection

Les six règles annoncées, puis le parcours d’un étudiant, étape par étape.

  • Un prérequis

    Valider le bloc santé et le bloc disciplinaire avec au moins 10/20 chacun.⁠[1][2]

  • Un classement sur tout le parcours

    Pas un examen unique ni un concours final : « l’ensemble de l’année et des disciplines sera pris en compte », selon le ministre. Les modalités précises sont renvoyées à un arrêté.⁠[2][21][14]

  • Des oraux possibles

    Les épreuves orales sont encouragées, selon l’organisation de chaque université.⁠[1]

  • Deux candidatures

    En fin de première année, puis en fin de deuxième année de licence.⁠[1][2]

  • Un redoublement

    Autorisé une fois. Selon les projets de textes, il faudrait avoir obtenu au moins 70 % des crédits des blocs santé et disciplinaire.⁠[1][14]

  • Une seule inscription

    Selon les mêmes projets, on n’entrerait dans cette première année par Parcoursup qu’une seule fois, « sauf situation exceptionnelle ».⁠[14]

Le parcours pas à pas

  1. Année 1

    La première année

    Vous suivez les trois blocs : santé, disciplinaire (la licence choisie par sous-vœu) et transversal.⁠[1]

  2. Fin de l’année 1

    Première candidature

    Possible si les blocs santé et disciplinaire sont validés (10/20 chacun). Classement sur l’ensemble de l’année.⁠[1]

    • Admis

      Vous entrez en deuxième année de la filière (médecine, maïeutique, odontologie, pharmacie ou kinésithérapie).⁠[1]

    • Vous continuez

      Non admis, année validée : vous passez en deuxième année de licence.⁠[14]

    • Année non validée

      Année non validée : redoublement possible une fois (au moins 70 % des crédits, selon les projets de textes), sans candidater cette année-là ; sinon, première année de la licence disciplinaire.⁠[21][14]

  3. Année 2

    La deuxième année de licence

    Après un redoublement aussi, la seconde chance ne vient qu’après ce passage en deuxième année.⁠[21][22]

  4. Fin de l’année 2

    Seconde candidature

    À condition d’avoir validé le bloc santé de première année.⁠[21][1]

    • Admis

      Vous entrez dans la filière de santé.⁠[1]

    • Vous continuez

      Non admis : vous poursuivez votre licence ; les crédits validés restent acquis.⁠[2][12]

Autres voies

Les passerelles et l’expérimentation en pharmacie

La première année n’est pas la seule porte : la réforme élargit les entrées en cours d’études, pour diversifier les profils⁠[1].

  • Après une licence complète

    Une passerelle élargie, pensée pour les vocations tardives.⁠[1][2]

  • Après un master

    Les passerelles déjà prévues pour les titulaires d’un master s’ajoutent à la précédente.⁠[22]

  • Pour les professionnels paramédicaux

    Des passerelles renforcées pour ceux qui ont validé trois ans de formation.⁠[1][2]

Une expérimentation pour la pharmacie

  • Des places réservées aux étudiants qui ne visent que la pharmacie, dans un cadre « optionnel, limité et expérimental ».⁠[1]
  • Limitée aux universités qui ont une UFR de pharmacie, jusqu’à la rentrée 2029-2030, selon les projets de textes.⁠[14]
  • Ces étudiants « devront répondre aux mêmes conditions de réussite » que les autres, selon la ministre de la Santé.⁠[21]

Ce qui fait débat

Une réforme encore en cours de définition

Ce qui n’est pas encore fixé au 1er octobre 2026

  • Le nombre de places par filière, qui se fixera « territoire par territoire » avec les agences régionales de santé.⁠[21][14]
  • Les modalités précises du classement, renvoyées à un arrêté.⁠[14]
  • Le programme détaillé du bloc santé.⁠[1]
  • Les modalités de transition pour les étudiants entrés en 2026.⁠[2]
  • L’offre de chaque université sur Parcoursup, attendue en décembre 2026 selon la présidente des doyens.⁠[19]

Ce que prévoit la réforme, puis ce que demandent ou critiquent les facultés, l’Académie et les étudiants. Nous rapportons les positions sans les trancher.

  • Le calendrier

    Ce qui est prévuRentrée universitaire 2027, confirmée le 17 avril puis le 23 septembre 2026.⁠[1][12]

    Conférence des doyens de médecine
    Report à 2028 (mars), puis « au-delà de la rentrée 2027 » (juin) ; au CNESER, en juillet, ils jugent le calendrier irréaliste.⁠[23][19][14]
    Académie nationale de médecine
    Application « prématurée » en 2027 ; recommande 2028.⁠[4]
    Fédération des étudiants en biologie (FNEB)
    Demande un report pour « construire les formations et adapter les locaux ».⁠[15]
  • Le redoublement

    Ce qui est prévuAutorisé une fois ; on ne candidate pas l’année du redoublement.⁠[1][21]

    FAGE
    Parle d’« une grande avancée », en particulier pour la possibilité de redoubler.⁠[20]
    Conférence des doyens de médecine
    Défavorable ; le questionne pour le nombre d’étudiants et pour des raisons pédagogiques.⁠[21][19]
  • Le classement

    Ce qui est prévuFondé sur l’ensemble du parcours académique, les trois blocs compris.⁠[1][14]

    Conférence des doyens de médecine
    Souhaite une sélection « principalement sur les notes du bloc santé » et un bloc santé de plus de 30 crédits.⁠[19]
    ANEMF
    Conteste la « seconde chance » telle qu’elle est prévue, qui reprendrait les notes de première année.⁠[18]
  • Les moyens

    Ce qui est prévu5 millions d’euros garantis pour 2027, selon le ministre ; un « financement dédié » annoncé en avril.⁠[12][1]

    Conférence des doyens de médecine
    Réforme « pas soutenable financièrement et humainement » sans moyens pluriannuels.⁠[19]
    ANEMF
    Un « budget bien plus conséquent » doit être assuré pour 2027.⁠[18]
    France Universités et les doyens des UFR de sciences
    Lient la réussite de la réforme aux moyens humains, financiers et immobiliers.⁠[21][15]
  • Les capacités d’accueil

    Ce qui est prévuNombre de places fixé « territoire par territoire » avec les agences régionales de santé ; pas encore arrêté.⁠[21][14]

    Conférence des doyens de médecine
    Demande moins d’entrants en première année via Parcoursup, « tout en gardant le même nombre de places en médecine ».⁠[21][19]
    FAGE et ANEMF
    Ne veulent pas d’une baisse des capacités d’accueil en première année.⁠[21][18]
    UFR de sciences
    Craignent des amphithéâtres et des travaux dirigés saturés.⁠[15]
  • Les oraux

    Ce qui est prévuEncouragés, mais laissés à l’organisation de chaque université.⁠[1]

    FAGE
    Regrette la suppression des épreuves orales, « un retour en arrière ».⁠[21]
    ANEMF
    Dénonce « l’absence de cadrage national des épreuves orales de second groupe ».⁠[18]
  • L’exception pharmacie

    Ce qui est prévuQuelques places réservées aux étudiants qui ne visent que la pharmacie, à titre expérimental.⁠[1][21]

    FAGE
    Défavorable à cette exception, au nom d’une première année unique et commune.⁠[21]

Niveau d’exigence

La sélection sera-t-elle plus facile ?

Rien ne permet de le dire. L’entrée dans les filières reste une sélection sur classement, pour un nombre de places limité ; voici pourquoi.

  • Des places limitées

    Aujourd’hui, le nombre de places de chaque filière est fixé par les universités avec les agences régionales de santé. Avec la réforme, il se fixera toujours « territoire par territoire » ; il n’est pas encore arrêté.⁠[5][21][14]

  • Deux conditions cumulées

    Il faudra à la fois valider deux blocs (10/20 chacun) et être bien classé sur l’ensemble du parcours.⁠[1]

  • Une troisième voie plafonnée

    Les licences « sciences pour la santé » servaient de troisième voie, à côté du PASS et de la LAS. À partir de 2029, les universités ne pourront plus admettre en deuxième année d’études de santé plus de 30 % des étudiants de ces licences, comme pour les autres disciplines.⁠[12]

  • Un débat sur le nombre d’entrants

    Les doyens demandent moins d’étudiants en première année ; les fédérations étudiantes s’y opposent.⁠[21][19]

Qui est concerné ?

Selon votre situation en 2026-2027

  • En TerminaleBac 2027

    Vous serez la première promotion

    Si vous entrez en études de santé à la rentrée 2027, vous ferez partie des premiers étudiants de la nouvelle première année. Vos vœux se feront sur la session Parcoursup 2027, avec un vœu principal et un sous-vœu disciplinaire.⁠[1][22][12]

  • En PremièreBac 2028

    Vous serez la deuxième promotion

    Si vous entrez en études de santé juste après le bac, ce sera à la rentrée 2028, directement dans le nouveau dispositif. Les spécialités que vous garderez en Terminale comptent : voyez ce que conseille l’Onisep, plus bas.⁠[1][7]

  • Déjà dans le supérieur en 2026Bac 2026

    Vous êtes en PASS ou en LAS depuis septembre

    Votre année se déroule selon les règles actuelles ; une transition vers le nouveau programme est annoncée pour la rentrée suivante. Ce que l’on en sait, juste en dessous.⁠[2]

Que deviennent les étudiants entrés en PASS ou en LAS en 2026 ?

Ce que l’on sait

Leur première année se déroule selon les règles actuelles. Service-Public annonce que, pour eux, « une transition sera opérée à la rentrée suivante vers le nouveau programme »⁠[2].

Ce que l’on ne sait pas encore

Les modalités de cette transition : au 1er octobre 2026, nous ne les avons trouvées dans aucune source officielle, et les textes de la réforme ne sont pas encore parus⁠[12].

Pour comprendre comment se déroule l’année elle-même, lisez la première année de santé expliquée ; pour les vœux, notre page choisir sa fac sur Parcoursup.

Un avant-goût

Une université a déjà changé en 2026 : l’UVSQ

L’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines n’a pas attendu 2027 : depuis la rentrée 2026, elle n’ouvre plus de PASS⁠[9]. C’est son organisation propre, pas encore la réforme nationale ; elle en donne pourtant une idée.

  • Plus de PASS

    Pour la rentrée 2026, la page « Accéder aux études de santé » de l’UFR Simone Veil – Santé ne propose plus de PASS : les filières de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie s’y préparent par trois licences « accès santé » : Sciences pour la santé (deux parcours) et Droit.⁠[9]

  • Une licence en trois ans

    La licence Sciences pour la santé, parcours Sciences et technologie pour la santé, dure trois ans et comporte une mineure santé, qu’il faut suivre pour candidater.⁠[10]

  • Deux chances, un redoublement

    Deux candidatures au plus sur la licence ; un étudiant qui ne valide pas sa majeure peut redoubler sa première année, sans candidater cette année-là, et sa candidature n’est pas décomptée.⁠[10]

  • Des oraux pour tous

    Un classement à l’issue des épreuves écrites et orales, avec un seuil d’admissibilité.⁠[10]

À partir de la rentrée 2029, la réforme nationale traitera les licences « sciences pour la santé » comme les autres disciplines : les universités ne pourront plus admettre en deuxième année d’études de santé plus de 30 % des étudiants de ces licences⁠[12].

Au lycée

Les spécialités à choisir au lycée

La réforme porte sur l’enseignement supérieur : le dossier de presse n’annonce aucun changement des programmes du lycée⁠[1]. Pour la voie santé actuelle, l’Onisep indique un accès après un bac général « de préférence avec les spécialités physique-chimie, sciences de la vie et de la terre et mathématiques complémentaires »⁠[7].

  • Physique-chimieconseillée par l’Onisep
  • Sciences de la vie et de la Terreconseillée par l’Onisep
  • Mathématiques complémentairesconseillées par l’Onisep

Ce que les attendus nationaux demandent

Une « bonne maîtrise des compétences classiques et expérimentales attendues en physique, chimie, sciences de la vie et de la terre, mathématiques à la fin de la classe de terminale »⁠[7].

Pour la nouvelle première année

Vérifiez les attendus sur la fiche Parcoursup de chaque université dès leur publication. Pour s’y préparer dès la Terminale, lisez préparer la première année dès la Terminale.

Questions fréquentes

Vos questions sur la réforme

Le PASS et la LAS existent-ils encore en 2026-2027 ?

Oui. Les étudiants entrés en septembre 2026 ont commencé en PASS ou en LAS. La réforme s’applique à la rentrée universitaire 2027 ; pour ceux qui ont commencé en 2026, Service-Public annonce une transition vers le nouveau programme à la rentrée suivante.

Je suis en Terminale cette année : suis-je concerné ?

Oui. Si vous entrez en études de santé à la rentrée 2027, vous ferez partie de la première promotion de la nouvelle première année : le ministre de l’Enseignement supérieur a confirmé ce calendrier le 23 septembre 2026. Vos vœux se feront sur la session Parcoursup 2027.

Je suis en Première : qu’est-ce que cela change pour moi ?

Vous entrerez directement dans le nouveau dispositif : si vous entrez en études de santé juste après le bac, ce sera à la rentrée 2028. Les spécialités que vous garderez en Terminale comptent : l’Onisep conseille, pour la voie santé actuelle, la physique-chimie, les sciences de la vie et de la Terre et les mathématiques complémentaires.

Comment s’appellera la nouvelle première année ?

Les projets de décret et d’arrêté adoptés au CNESER le 7 juillet 2026 la nomment « licence portail santé », selon la presse spécialisée. Le nom définitif sera celui des textes publiés au Journal officiel ; au 1er octobre 2026, nous n’en avons trouvé aucun.

Faudra-t-il avoir la moyenne partout ?

Il faudra au moins 10/20 dans deux blocs : le dossier de presse impose de valider le bloc santé et le bloc disciplinaire avec au moins 10/20 chacun. Le classement se fonde ensuite sur l’ensemble du parcours académique.

Pourra-t-on redoubler la première année ?

Oui, une fois, mais on ne candidate pas aux études de santé l’année du redoublement : la seconde chance vient après le passage en deuxième année. Selon les projets de textes rapportés par Le Moniteur des pharmacies, il faudrait avoir obtenu au moins 70 % des crédits des blocs santé et disciplinaire ; ce point reste à confirmer.

Que se passe-t-il si je ne suis admis ni après la première, ni après la deuxième année ?

Vous poursuivez la licence de votre bloc disciplinaire. Le ministre décrit la nouvelle année comme le fait de valider « deux licences en parallèle », et les crédits ECTS validés restent acquis.

Quelles licences pourra-t-on choisir pour le bloc disciplinaire ?

Selon L’Étudiant, les projets de textes retiennent 37 mentions de licence : 20 en sciences et technologies, 11 en droit, économie et gestion, et 6 autres, dont la psychologie, les STAPS et les sciences pour la santé.

Y aura-t-il des oraux ?

Cela dépendra de l’université : les épreuves orales sont « encouragées selon les organisations de chaque université ».

Quels enseignements composeront le bloc santé ?

Le détail n’est pas encore publié. Le dossier de presse parle de « connaissances scientifiques fondamentales communes aux 5 filières » et d’un « programme allégé, recentré sur l’essentiel ».

Combien y aura-t-il de places ?

Le nombre de places par filière n’est pas encore arrêté. La ministre de la Santé a indiqué qu’il se fixerait territoire par territoire, avec les agences régionales de santé.

La sélection sera-t-elle plus facile ?

Rien, dans ce qui a été annoncé, ne permet de le dire. L’entrée dans les filières reste une sélection sur classement, pour un nombre de places limité, et il faudra en plus valider deux blocs avec au moins 10/20 chacun.

Une université applique-t-elle déjà ce modèle ?

Pas encore au sens de la réforme nationale, mais une université s’en rapproche : l’université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ) n’ouvre plus de PASS depuis la rentrée 2026, et l’accès aux filières de santé y passe par des licences « accès santé ». C’est son organisation propre.

La date de 2027 peut-elle encore changer ?

Le gouvernement la maintient à ce jour, même si un report a été réclamé par les doyens de médecine, en mars puis en juin 2026, et par l’Académie nationale de médecine en avril. Les ministres ont annoncé la rentrée 2027 le 17 avril 2026, et le ministre de l’Enseignement supérieur l’a redit le 23 septembre. Il reste à publier le décret et l’arrêté au Journal officiel.

Préparer la première année en amont, quelle que soit la réforme.

Les règles d’entrée changent ; les connaissances scientifiques fondamentales restent au cœur de l’année. Medeos vous aide à les aborder avant la rentrée.

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